Projet financé UP2 FoReLLIS B

La Photographie non-reproductible

12 séances, de septembre 2025 à octobre 2026 Responsables : Anne-Cécile Guilbard et Jérôme Pacaud

  • Autres
  • Axe 1 - MIT

Toutes les images sont reproductibles ; toutes les photographies ne le sont pas. Lire la présentation

Le séminaire Les séances
La Photographie non-reproductible

Les séances

12 séances, de septembre 2025 à octobre 2026 · choisissez-en une pour l'afficher ci-dessous

  1. Passée
    ven. 19 sept. 2025 « Vrai que la lumière fausse » : Modification de l’image selon l’angle de vue d’approche d’une photographie.
  2. Passée
    ven. 10 oct. 2025 Autour de Michel Frizot.
  3. Passée
    ven. 21 nov. 2025 Guillaume Geneste : Le tirage à mains nues
  4. Passée
    ven. 5 déc. 2025 Autour de Michel Poivert.
  5. Passée
    mar. 16 déc. 2025 Atelier « Qu’est-ce que regarder une photographie ? »
  6. Reporté au 27/02/2026
    ven. 16 janv. 2026 « Une lecture entre les langues de L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique »
  7. Passée
    ven. 13 févr. 2026 Avec Malou Six et Katia Schaal.
  8. Passée
    ven. 27 févr. 2026 « Une lecture entre les langues de L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique »
  9. Passée
    ven. 20 mars 2026 Pratiques documentaires et politiques de lutte des classes dans les années 1920 et 1930. Les cas de l’Allemagne et de la France.
  10. Passée
    ven. 3 avr. 2026 Les Amphis des Lettres au présent - Avec Hélène Gaudy et Hélène Giannecchini
  11. Passée
    ven. 25 sept. 2026 La photographie avant l'image
  12. Prochaine
    ven. 16 oct. 2026 Aurélien Gleize - À propos d’un livre à venir de Habib Tengour

Séance passée Séance 2 Séance du 10 octobre

Autour de Michel Frizot.

Vendredi 10 octobre 2025· 14h00 A eu lieu
Aussi en ligne · lien sur demande

Cette séance a eu lieu. Elle reste en ligne dans les archives du séminaire.

La séance

La seconde séance du séminaire mensuel se tiendra le vendredi 10 octobre 2025 à 14h, salle C112 UFR Lettres et Langues Bâtiment A3.

« Des écritures d’objets photographiques » et études des travaux de Michel Frizot

Les travaux de Michel Frizot, notamment dans La nouvelle histoire de la photographie, Bordas, 1994, sont pionniers dans une approche matérielle de la photographie. En les reprenant de manière pluridisciplinaire, nous nous proposons de les revoir à l’aune de la question de la photographie non reproductible pour en définir plus précisément le corpus, en particulier dans les procédés les plus anciens. Ce travail sera précédé d’une communication d’Anne-Cécile Guilbard sur quelques objets photographiques dans l’écriture contemporaine, avec présentation des objets en question.

Accès à distance peu conseillé mais ouvert

Le séminaire est ouvert aux collègues de différentes disciplines et aux étudiant-e-s à partir du master

Cliquez pour agrandir

Le séminaire

Toutes les images sont reproductibles ; toutes les photographies ne le sont pas.

Le titre du projet « La photographie non-reproductible », ne semble paradoxal qu’en raison d’une réputation de la photographie fondée sur son usage en tant que médium de reproduction d’images et de « vues », et en tant qu’objet dévalué par le tirage industriel et l’imprimé depuis le tournant du 20e siècle.

Le succès de ces techniques a occulté d’autres procédés photographiques, non reproductibles, à commencer par l’héliographie de Niépce, dont on fêtera le bicentenaire en 2026 et 2027 comme étant celui de l’invention même de la photographie : c’est en effet la première image obtenue et fixée dans une chambre obscure par l’action de la lumière sur une surface photosensible. Le daguerréotype, la plus célèbre des inventions françaises (1839), n’est pas davantage reproductible, car la plaque de métal poli miroitante offre, selon l’angle de vue, l’image en positif et en négatif sur le même support irréductible.

Il s’agit dans ce projet pluridisciplinaire (histoire de la photographie, esthétique, physique, patrimoine, histoire, histoire de l’art, cinéma, littérature) de rouvrir une idée de la photographie dans sa dimension matérielle, d’abord en inventoriant ses procédés anciens et contemporains (par exemple le polaroïd et les positifs directs, ou encore l’hologramme sur nos cartes bancaires).

La diversité des objets-images photographiques implique des techniques, des gestes, des intentions et des usages différents. La reproduction de l’image seule (par exemple les versions numérisées disponibles sur le web) oblitère format, verso voire état de l’objet qui sont des dimensions incessibles de l’expérience informationnelle ou sensible des photographies.

Les approches conjointes des chercheurs et chercheuses des laboratoires FoReLLIS, PPrime, CRIHAM et PalEvoprim de l’Université de Poitiers permettront à la fois de mesurer le type et le degré des pertes entraînées par la reproduction des images (cf. Benjamin, 1939), et de mieux comprendre techniquement, historiquement, esthétiquement, scientifiquement les valeurs, les qualités ou les informations factuelles qu’un original en photographie, fût-il multiple, comporte en complément de l’image qu’il détient.

Nous interrogerons, depuis l’ère des écrans, la constance ou la nouvelle pertinence de leurs usages, en archive, en sciences comme en arts, dans l’usage documentaire comme dans l’expérience affective.